Jour 10 – Lacs Elementaita et Naivaisha, Masai Mara

RDV à 7h30 après une nuit très fraîche. Pas le courage de prendre une douche. L’avantage de dormir habillé, c’est qu’on gagne un temps fou le matin… Nous faisons une pause à mi-chemin de l’escalier de Kung-fu panda pour admirer le paysage et reprendre notre souffle. Nous triplons le pourboire des malheureux porteurs qui se sont trimballé nos valises jusqu’aux jeeps.

Un escalier digne de Kung fu panda (et là, ce n’est que la 1e partie)

Durant le petit-déjeuner, nous prenons quelques crêpes supplémentaires afin de les emmener avec nous, en cas de petit creux.

Arrivée au lac Navaisha, notre guide nous annonce le tarif de la traversée, ce qui fait grincer les dents des naïfs qui n’avaient pas compris qu’optionnel signifie en supplément. Après les ronchonnades d’usage chez nos concitoyens hexagonaux et 30 euros, nous embarquons dans de jolies barques bleues qui s’enfoncent un peu plus dans l’eau à chaque passager. Mais leur fond reste parfaitement sec, car les barques sont en matière plastique. Nous enfilons de jolis gilets de sauvetage fluo dont nous espérons bien ne pas avoir l’occasion de nous servir, et notre pilote démarre le moteur.

Barques lac Naivasha

Et c’est le début d’un promenade magique sur le lac. Notre pilote nous emmène voir les hippopotames, nous montre de nombreux oiseaux peuplant les rives : cigognes, cormorans, ibis… Avisant un aigle-pêcheur perché au sommet de son arbre, il sort un poisson, siffle pour attirer l’attention de l’aigle, puis lance le poisson, afin de nous permettre d’apprécier la précision du vol en piqué du superbe volatile.

Lac Naivasha

 

Lac Naivasha

 

Cormorans sur le lac Naivasha

Nous arrivons sur l’île sur laquelle Out of Africa (mais aussi d’autres films, tels que Born Free) ont été tournés. L’équipe du film Out of Africa avait emmené des animaux sur l’île pour les besoins du tournage. Ils ont ensuite remmené les prédateurs, mais ils ont « oublié » les girafes, les gazelles et les gnous. Ainsi que deux hyènes qui s’étaient éclipsées au moment du départ. Les girafes se sont remarquablement habituées à la présence de l’homme…

Girafe du lac Naivasha

Nous débarquons avec d’autres embarcations contenant des touristes de diverses nationalités. Quelques marchandes de souvenirs installent leurs étalages sur des draps à même l’herbe. Après avoir admiré un troupeau de gnous qui préfère garder ses distances, nous commençons la visite par les girafes. Quelques girafes Masai et une réticulée (rareté normalement visible uniquement dans le Nord du Kenya) broutent paisiblement. Il nous est vraiment possible de les approcher à quelques mètres sans les effaroucher. Tellement habituées que nous sommes à les observer de loin,  assises dans une jeep, nous sommes impressionnées d’être debout au milieu de ces géantes.

Girafes masai (à gauche) et reticulee (à droite)

Nous allons ensuite voir les zèbres et les gazelles de Thomson. Nous demandons à qui appartiennent les maisons construites sur les hauteurs de l’île : elles auraient autrefois appartenu à la famille Kenyatta. Puis elles auraient été cédées au directeur de la Kenya Wildlife Society, ainsi qu’à des familles de cultivateurs de roses de la région. Nous remarquons une bouteille plastique abandonnée… Notre guide nous explique que ce sont en général les touristes chinois qui jettent leur détritus un peu partout.

Après cette charmante promenade, trop courte à notre goût, (mais nous avons encore de la route), nous revenons vers les barques. Notre guide nous fait remarquer que nous sommes les seules du groupe à ne pas tirer la gueule. Franchement, comment pourrions-nous, devant tant de beauté ? Nous remontons à bord, et c’est reparti pour une merveilleuse balade au fil de l’eau.

Ombrettes du Sénégal (en anglais Hamerkop, pour la forme de leur tête)

Nous reprenons ensuite la route, direction le Masai Mara via Narok. Tous les kilomètres, un petit panneau noir indique la distance jusqu’à Narok (abrégé en NRK).

Panneau kilométrique vers Narok (encore 71 km)

Nous croisons des champs de blé, des matatu, des vendeurs de charbons de bois (en tout illégalité… c’est pour cette raison qu’ils se tiennent bien en retrait de leur marchandise afin de pouvoir s’enfuir en cas de contrôle de police inopiné). A Narok, pause pipi dans un curio-shop, le Mara Savannah Masai Market. Puis nous reprenons la route. Il est déjà midi, et les crêpes que nous avons mis de côté sont les bienvenues…

Un matatu à la conduite sportive

 

Car de la compagnie kenyane Transline classic (qui se sont fait voler leur nom de domaine par un domain parking)

La route est très vallonée, certains côtes sont bien raides. Les vaches, les chèvres et même les babouins semblent apprécier la route, et notre chauffeur doit souvent freiner pour les éviter.

Route vers le Masai Mara

Au bout d’un moment, la belle route bitumée laisse la place à une piste particulièrement caillouteuse. Nous avions perdu l’habitude. Surtout que notre chauffeur-guide ne ralentit pas la cadence, car nous commençons à être en retard pour le repas. Il se met à pleuvoir des cordes.

Entrée dans le parc Masai Mara. Les formalités d’entrée nous semblent beaucoup plus rapides que d’habitude (et les Masai vendeurs ambulants particulièrement insistants). Nous continuons notre route (toujours aussi cahoteuse), passons devant de nombreux villages Masai. Le lodge (plutôt un camp de toiles de luxe) est encore à 28 km. Il se remet à pleuvoir, fort heureusement pas longtemps… Nous traversons d’immenses troupeaux de gnous (il y en a 2 millions au Masai Mara).

Entree  de l’Ashnil Mara camp

Nous arrivons finalement sur les coups de 15h00. Le personnel nous a gentiment attendu pour déjeuner. La bouteille d’eau d’1l est à 250 KSH.

Puis, nous remplissons les formalités de check in, en croisant les doigts pour avoir une tente située entre les numéros 1 et 25 car nous avons lu sur Tripadvisor qu’elles sont les plus éloignées du groupe électrogène. Le réceptionniste nous explique qu’il y a du courant entre 5h00 du matin et minuit (mais nous avons peut-être mal compris, car lorsque nous arrivons à notre chambre, le courant est coupé). L’eau chaude est disponible entre 5h00 et 9h00 du matin et du soir (et elle met plusieurs loooongues minutes à venir). Nous obtenons la chambre numéro 22.

Terrasse

 

Terrasse

La chambre est toute en toile, adossée à un petit mur en dur, et posée sur un balcon en bois. Ce qui l’été doit être tout à fait charmant, mais en hiver, brrrrr… par ailleurs, nous constatons que nous sommes un peu trop proches des cuisines. Heureusement, le brouhaha des cuisines ne dure pas trop longtemps. En revanche, la vue du balcon, directement sur la rivière Mara qui est à quelques mètres, est superbe. Il y a même des hippopotames… La salle de bain inclut 2 miroirs, des peignoirs, un séchoir à cheveux. Les portes en verre des toilettes et de la douche sont de toute beauté.

Salle de bain

A 16h30, nous repartons en safari. Nous retrouvons les immenses troupeaux de gnous, voyons de nombreux topis, des girafes, des vautours perchés sur leur arbre, et des crocodiles impressionnants…

Topis et zèbres

 

Crocodile

Moment magique, nous apercevons une lionne et ses deux lionceaux, en apparence pas trop perturbés par les 7 jeeps qui se pressent autour d’eux. Les lionceaux jouent,  musardent, font les fous devant nos yeux attendris. La maman fait preuve d’une patience infinie envers ces deux petits diables qui ne pensent qu’à s’amuser.

Lionne et ses deux petits

 

Lionceaux craquants

 

Lionne baîlle a côté de son lionceau

 

Lionne et ses petits au milieu des jeeps

Il est 18h00 et le soleil commence à se coucher sur le Masai Mara. Nous rentrons au lodge. Nous nous renseignons pour le vol en montgolfière du lendemain matin : RDV à 4h45 (exceptionnellement ils nous mettront du courant dans les chambres). La chambre, absolument pas isolée, est glaciale, et il nous faut beaucoup de courage pour prendre une douche et faire un peu de lessive. Nous entendons les hippopotames qui bavardent dans la rivière.

Un employé nous apporte des couvertures supplémentaires et nous propose des bouillottes. Nous acceptions avec enthousiasme. Puis, nous allons dîner.

Le menu du soir

Nous nous couchons tôt, car la nuit sera courte…