Jour 8 – Lac Manyara vers Lac Elementaita
Petit-dĂ©jeuner avec crĂŞpes et Nutella. Une autre serveuse, aussi charmante que celle de la veille, nous demande s’il nous reste des mini-lampes. Elle nous explique qu’elle pourra la donner Ă ses enfants. Nous lui en offrons une. Elle nous ramène du papier aluminium pour que nous puissions emballer des crĂŞpes supplĂ©mentaires pour les dĂ©guster sur la route.

Petit-déjeuner
Nous prenons la route vers Arusha, repassons devant l’entrée du parc du lac Manyara. Pause pipi à Karatu. Nous achetons 2 T-shirts. Sur la route, nous croisons un groupe d’éleveurs Masai se lamentant devant un nombre impressionnant de leurs vaches mortes sur la route. Un bus les aurait toutes renversées et aurait pris la fuite. Pauvres masai, qui n’ont que leur troupeau pour vivre, et n’ont pas d’assurance pour leur bétail. Nous sommes étonnés, devant l’ampleur du massacre, que le bus ait encore été suffisamment en état de prendre la fuite.
A la demande de certains des passagers, notre chauffeur-guide, armé de son téléphone portable, remue ciel et terre pour convertir notre pique-nique en vrai déjeuner. En vain… Les boîtes de pique-nique sont déjà prêtes depuis ce matin.
Sur la route menant à Arusha, notre guide nous explique qu’il existe un grand projet de technopole pour l’horizon 2030 incluant non seulement des entreprises, mais aussi des logements, hôpitaux et écoles. Du coup, c’est la ruée sur tous les terrains de la région afin d’être le mieux placé…
Arrivée à Arusha. Nous faisons nos adieux à notre guide, prenons nos boîtes pique-nique (contenant une pomme granny smith, une orange, une brique de jus d’ananas, des biscuits, un gâteau, un fromage blanc) et montons dans le bus qui va nous amener à la frontière.

Pique-nique
Le bus doit ralentir de temps à autre, pour éviter des ânes, des vaches ou des chiens qui se sont installés sur la chaussée et ne sont pas vraiment effrayés par les véhicules.
Arrivés à la frontière, nous constatons que les formalités de sortie et d’entrée sont plus légères que la dernière fois, sans doute car nous sommes récemment passés. Simple perception des passeports, tandis que nous remplissons une sorte de questionnaire de satisfaction sur notre séjour en Tanzanie. Côté Kenyan, c’est quasiment aussi rapide : simple coup de tampon à côté du visa.
Le temps de refuser poliment les offres commerciales des vendeurs de souvenirs ambulants, nous faisons la connaissance de notre nouveau guide Private Safari, qui parle un Français excellent.

Notre nouvelle Jeep
Et c’est parti pour une longue route. Mais c’est agrĂ©able, car le bitume est bon, et il y a toujours quelque chose Ă dĂ©couvrir ou photographier. Nous croisons quelques vieux modèles de Peugeot (dont un 505). Notre guide nous explique que le Kenya a rĂ©ussi Ă obtenir la licence auprès des constructeurs pour continuer Ă produire des 505, des 205 et des Toyota Land Cruiser (ah, si seulement en France on pouvait en faire autant !). Nous roulons donc dans un vĂ©hicule made in Kenya…
Notre guide nous demande si, en France, nous avons Ă©galement des antagonismes de type tribal (rĂ©gions ou villes ayant leur propre langue, et qui aux prĂ©sidentielles, voteraient prĂ©fĂ©rentiellement pour un candidat venant de chez eux). Il nous explique Ă©galement que les Tanzaniens ont une vision assez critique de leurs voisins Kenya (ces derniers se considèrent comme plus Ă©voluĂ©s)… et vice-versa. Il nous demande c’Ă©tait le cas de notre guide Tanzanien. Nous avons rĂ©pondu que non, pas du tout, avec d’autant moins de difficultĂ© que c’Ă©tait la vĂ©ritĂ©.
Nous traversons Nairobi en passant par le centre ville (le dimanche, cela circule bien).

Nairobi

Tour du Centre de conférences international Jomo Kenyatta, 105 m de haut
Notre guide nous montre le parc Uhuru, îlot de verdure au milieu de tous ces gratte-ciels, le lieu de sortie dominical favori des habitants de Nairobi.

Uhuru Park

Teleposta Towers (GPO, pour General Post Office), 120m de haut, sur Kenyatta Avenue, Nairobi
Nous poursuivons notre route le long de Uhuru Highway, croisons Kenyatta Avenue.
Il nous indique également où se trouve l’ambassade de France (au 9ème étage du Barclays plaza building).

Barclays plaza building, Nairobi

View park Towers, sur Uhuru Highway (Nairobi)

Anniversary Towers, 80 m de haut, sur University Way, Nairobi

Panneaux publicitaires
Les panneaux publicitaires sont omniprésents et de taille impressionnante. Mais les publicités sont belles et modernes, et nous permettent de découvrir les marques de produits utilisées au Kenya.

Panneaux publicitaires
Et puis, il se met à tomber des cordes. La jeep n’est pas d’une étanchéité parfaite, mais nous sommes mieux à notre place qu’à celle des piétons qui se hâtent sur le bas-côté de la route.
La pluie se calme. Pause pipi dans un curio-shop surplombant le lac Navaisha. Nous achetons une boîte à bijoux en forme de carte d’Afrique en pierre de savon. Petite négociation pour faire baisser le prix, initialement de 4000 KSH (le commerçant note son prix sur un papier. Le client donne le prix auquel il voudrait avoir l’objet, le commerçant le note sur ce même papier. Nouvelle proposition du commerçant, etc… Nous l’emportons pour 2500 KSH).
Le lac Naivasha, contrairement aux lacs Elementaita et Nakuru, est le seul lac d’eau douce de la vallée du Rift. A ce titre, il est surexploité par toutes les roseraies de la région (le Kenya est un grand exportateur de roses). Notre guide me dit que maintenant, ils font un peu plus attention au lac…
Un bateau permet de traverser jusqu’à l’île où a été tourné le film Out Of Africa. Notre guide nous propose d’y faire une excursion optionnelle, par exemple dans 2 jours, sur le chemin de Masai Mara.

Vallée du Rift
Le voyage continue. Le long de la route, des vendeurs de maïs qu’ils font cuire sur un feu de bois. Le nombre de camions est impressionnant : nous sommes sur un axe routier majeur, nous croisons même des camions venant d’Ouganda (la plaque commence par U) qui font route vers le port de Mombasa. Les remorques portent des plaques minéralogiques différentes de l’avant du camion et des voitures : elles commencent par la lettre Z.

Route vers le lac Elementaita
Entre Navaisha et Elementaita, les vendeurs de maïs sont remplacés par des vendeurs de yaourts artisanaux. Nous croisons quelques zébres et, plus au loin, des élands du Cap, la plus grande espèce d’antilope. Puis, il se remet à pleuvoir.

La route vers le lac Elementaita
ArrivĂ©e au Sunbird lodge d’Elementaita vers 18h30, un lodge bien gardĂ©… Accueil dĂ©sormais classique (serviette pour les mains + jus de fruits). La rĂ©ception-bar est un peu plus rustique que les hĂ´tels prĂ©cĂ©dents, avec une cheminĂ©e.
On nous présente le menu du soir (pas de buffet) et on nous demande de choisir tout de suite.

Menu
Le wifi est gratuit. Puis nous récupérons nos clés. Chaque chambre du lodge est en réalité un logement indépendant (de A à G, nous avons droit à la lettre G comme Guinea fowl), avec sa baie vitrée et sa terrasse donnant sur le lac.

Terrasse du restaurant
La nuit tombe et le lac est légèrement masqué par la brume, nous apprécierons mieux la vue demain. Les porteurs nous prêtent des parapluies et nous accompagnent avec les valises.
Notre chambre est vaste et superbement décorée. Elle comprend un grand lit et un canapé pouvant également être aménagé en lit.

La chambre
Pas de bouteille gracieusement fournie, mais une carafe d’eau potable. L’éclairage est très (trop ?) tamisé (ampoules basse consommation), mais les interrupteurs sont disposés de façon logique. Et la chasse d’eau fonctionne (les WC ont un très bel abattant orné d’une panthère. Mais l’abattant est dévissé…).

Salle de bain
L’eau est chauffée à l’énergie solaire, ce qui a valu au lodge l’eco-rating certificate valable 2 ans qui est fièrement exposé à la réception.

Eco rating certificate
Le seul ennui, c’est que, suite à la pluie, les températures ont fortement baissé. 18°C, c’est encore plus froid qu’au Ngorongoro. Nous demandons une couverture supplémentaire (elles sont ornées de motifs de zèbre). Le blouson Lafuma et le pull en cachemire vont reprendre du service. Trop froid pour prendre une douche, quant à laver des affaires, vue l’humidité, c’est peu envisageable. Nous allons dîner (table commune avec le reste du groupe), puis essayons de nous connecter sur le réseau wifi de l’hôtel. Effectivement, le réseau n’est pas verrouillé. Mais impossible d’avoir internet…

La table
A notre retour, nous constatons que les moustiquaires ont été mises en place. Elles ont quelques trous que nous obturons avec des pinces à linge. Une bouillotte nous attend dans chaque lit. Un néon allumé sous le grand lit apporte une petite touche de magie.
Demain, RDV Ă 8h30