Jour 9 – Lac Nakuru

Nous nous levons, frigorifiées. Nous prenons notre courage à deux mains, puis une douche. L’eau chaude met du temps à venir, mais elle finit par arriver. Le temps est magnifique.

Chambre vue exterieure

 

La piscine

Petit-déjeuner de crêpes (avec sucre roux et sauce chocolat noir). L’hôtel a disposé des mangeoires et abreuvoirs pour que les oiseaux viennent suffisamment près de la terrasse pour être admirés et photographiés.

Terrasse du restaurant

 

Mangeoire a oiseaux

Nous prenons la route sous un soleil superbe (même si l’après-midi promet d’être pluvieux), direction le lac Nakuru. Juste avant l’entrée du parc, pause-pipi dans un curio-shop, Rift Valley Collector Den & Art Gallery.

La descente commence vers le lac Nakuru. Le paysage est magnifique. A droite, la ville de Nakuru. Les pluies abondantes ont dilué la salinité du lac, le rendant praticable pour les buffles et les hippopotames. Même les acacias arbres à fièvre parviennent à pousser dans l’eau. Nous croisons quelques familles de babouins, qui semblent particulièrement apprécier la piste que nous empruntons.

Babouin qui bâille

Nous découvrons les espèces d’oiseaux du parc : ombrette du Sénégal (nommée en anglais hammerkop car sa tête vue de profil évoque un marteau), cigognes, aigrettes, spatules, ibis sacrés, héron gris, pélicans, mouettes, étourneaux superbes et étourneaux métalliques.

Cigogne

Mais aussi des marabouts, aigles huppés (cousins arboricoles des serpentaires), et bien sûr les flamants roses.

Marabout

Nous croiserons également des antilopes : gazelles de Grant, de Thomson et impalas.

Impala

Nous observons également quelques cobs defassa. Leur fourrure est imprégnée d’une substance huileuse dont l’odeur forte peut contaminer la viande si l’animal est tué.

Cob defassa

Sans oublier quelques troupeaux de zèbres, dont certains se cherchent des noises.

Zèbres en conflit

La route est parfois inondée, et nous admirons la dextérité de notre chauffeur-guide. Nous faisons une longue et agréable pause sur un belvédère/aire de pique-nique qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil tout le lac et ses rives. A quelques mètres en contrebas, d’adorables marmottes et leurs petits prennent le soleil.

Marmottes

 

Marmottes

Juste le temps de photographier un superbe margouillat bleu et orange, et nous repartons.

Margouillat

Soudain, au détour d’une piste, nous apercevons des rhinocéros blancs : deux familles avec petits, mâle solitaire. On les distingue des rhinocéros noirs par leur museau large (white serait une déformation de wide), adapté au broutage de l’herbe, leurs 2 bosses dorsales, et leur caractère beaucoup moins craintif que leurs cousins noirs. Qui sont gris, eux aussi. Les deux espèces sont particulièrement préservées au lac Nakuru.

Jeune rhinocéros blanc avec sa maman

Autre espèce en voie de disparition, la girafe de Rothschild. Plus petite que ses cousines Masai et réticulée, c’est une sorte de compromis entre les deux robes. Nous rencontrons une bonne dizaine d’individus broutant paisiblement les arbres. Les mâles se reconnaissent au fait qu’ils n’ont pas de poils sur les cornes.

Girafe Rotschild

Enfin, également menacés d’extinction, les singes colobes ou guereza. Ils sont chassés pour leur fourrure, fort appréciée des chefs de tribu qui s’en font des couvre-chefs.

Colobe ou guereza

Déjeuner au Sarova Lion Hill game lodge, un lodge tout à fait magnifique situé au cœur du parc.  Nous discutons quelques instants avec le guerrier Masai de faction à l’entrée de la réception, admirons la façon dont il a décoré sa montre Casio joliment d’un bracelet de perles (c’est sa mère qui lui a fabriqué), comparons les qualités de nos montres respectives, échangeons nos adresses mail…

Jardins du lodge

 

Buffet Sarova Lion Lodge

Après le déjeuner, nous repartons vers la sortie du parc sous une pluie battante. Arrivés à la hauteur du curio-shop, nouvelle pause : notre pneu arrière gauche est crevé. Le temps que la roue soit changée (sous une pluie battante), nous achetons un grand batik représentant des silhouettes d’animaux sur fond de coucher de soleil. Prix initial 28 €, négocié à 13 €. Nous cherchons les bracelets de perles pour décorer notre montre comme notre ami Masai, sauf que dans le cas d’une Timex, leur pose se heurte à un problème technique qu’on ne résoudra qu’avec un bijoutier : un bracelet métallique, ça ne s’ouvre pas.

Retour au lodge vers 14h00. La pluie s’est arrêtée. Quartier libre pour l’après-midi. Le wifi ne fonctionne toujours pas. Nous lisons le quotidien Daily Nation tout en rédigeant notre compte-rendu de la journée, sur fond de radio locale (Classic FM), au coin du feu.

A la réception du lodge, un bon feu pour se rechauffer

Le temps passe à toute vitesse, et c’est bientôt l’heure du dîner. A notre retour à la chambre après dîner, nous trouvons une bouillotte dans chacun de nos lits, et constatons que l’abattant a été réparé, sans même que nous ayons eu besoin de le signaler.

Et une bonne bouillotte dans notre lit